Nicolotti, Dal Mandylion di Edessa alla Sindone di Torino (recensione)
Data: Giovedì, 18 dicembre 2014 @ 01:59:59 CET
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Recensione di Andrea Nicolotti, Dal Mandylion di Edessa alla Sindone di Torino. Metamorfosi di una leggenda, Alessandria, Edizioni dell'Orso, 2011.

Tratto da «Revue d'histoire ecclésiastique» 107/1 (2012), pp. 673-674.

Philippe George
Université de Liège



La représentation du visage du Christ a toute une histoire. L’image d’Édesse, portrait du Christ achiropoïète, est à l’origine d’un type iconographique répandu dès le 6e siècle. Elle fut transférée comme relique à Constantinople, en 944, connue sous le nom de mandylion, et fut mise en relation avec le suaire dont elle formerait la face : elles ne formeraient qu’une seule et même relique. Est-il nécessaire d’écrire que les recherches sur le suaire de Turin se poursuivent, tout comme ses ostensions, la dernière en 2010 ? Une histoire à rebondissements : « Jamais relique n’a peut-être constitué pareille énigme », pour reprendre les termes d’André Fage dans une note de synthèse (Reliques et sainteté dans l’espace médiéval, Pecia, 2005, p. 629- 634). Car c’est bien de reliques qu’il s’agit. La Passion du Christ génère toute une série de reliques — chacun en connaissait l’histoire par l’Évangile —, qui venaient concrétiser le texte sacré, dont beaucoup de reliques représentatives, puisque, par l’Ascension, le corps du Christ avait quitté la terre. Des voiles et des linges avaient gardé l’empreinte de la face du Christ, des images-reliques. Le mandylion, prototype de toute image du Christ, aurait été donné par Jésus à l’envoyé du roi Abgar d’Édesse ; la Véronique ou Vera Icona aurait été apportée par la sainte femme à Rome pour guérir l’empereur. De reliques… et d’images, comme Jean-Claude Schmitt en avait tracé les axes à Boulogne (Les reliques : objets, cultes, symboles, Actes, Brepols, 1999, p. 147-149). De reliques… et de pouvoir, et on renverra à Edina Bozóky, La politique des reliques, Paris, 2006. Édesse s’enorgueillissait aussi d’une « Lettre du Christ » envoyée au roi Abgar, qui fut aussi acquise par les Byzantins, en 944, comme butin de guerre et l’on rappellera l’article du Père Delehaye (Bulletin de la Classe des Lettres et des Beaux-Arts de l’Académie Royale de Belgique, 3e série, t. XXXVII, 1899, p. 171-213). Il manquait une étude complète sur le mandylion : dans un ouvrage documenté et très bien illustré, A. N. retrace ici l’origine de la légende, à partir du 5e siècle et s’interroge sur ses rapports avec le saint Suaire, pour aboutir à la négative.






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